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09/2009
V.M. en chaire, mes S.S mes F.F.
Causerie
sur la valeur des mots et le « politiquement correct »
On pourrait croire qu’un tel sujet ne soit pas maçonnique, voire encore moins symbolique.
Pourtant, l’observation de la perception de ce qui nous entoure, de la façon de nommer les choses, de la place des idées dans la société fait partie de notre travail puisque nous sommes ici pour étudier la philosophie, la morale, et tant se faire, améliorer la société.
Si l’on en croit Wikipédia, la cour suprême des États unis en 1793 a jugé qu’il n’était pas « politically correct », quant on porte un toast, de le porter au E. U. plus tôt qu’au peuple des E.U.
Dans les années 1980, il s’est agi d’altération du langage qui tente de corriger d’injustes discriminations et d’éviter d’offenser, par des euphémismes, je rajouterais : PAR DES circonlocutions verbales.

La dénomination des objets suit la vie de la société, son évolution historique, sa mentalité.
Ainsi, au moyen âge on appelait « mes sires » un noble, « ci-devant » pendant la Révolution.
Une chaise est restée une chaise.
Les choses empreintes d’une charge émotionnelle ou à forte connotation symbolique subissent une pression proportionnelle à l’air du temps.
Les mots des sentiments, du sexe, de la morale, du sacré, de la politique, de la vie sociale subissent une distorsion parfois amusante, parfois irritante.
Jurer à une certaine époque pouvait conduire au bûcher, aujourd’hui, cela ne ferait plus que vieux jeu.
Les termes désignant le sexe sont légion et connotés.
La carte du tendre et son vocabulaire ne sont plus de mises pour emballer une bombasse.
Ce qui m’intéresse c’est le POURQUOI du choix du terme. Il est différant de dire a une femme : madame, mademoiselle, poulette, ma chatte, mimine.( ma reine, étant bien sûr, réservé a son vélo)
ceci dépend de la relation que l’on a avec la personne, de nos intentions, de celle qu’on lui prête,du moment et du lieu.

J’ai pris comme exemple la femme, car je croyais que c’était facile.
Le choix des mots peut être aussi hypocrite :
« Je t’assure chérie que c’est vrai, sincèrement. »
ou « j’apporte les poubelles tout de suite ma caille »
voire, imprégné d’humour : « Bien sûr, tu as raison,mon trésor »
Donc, on connote le mot. Il est porteur d’un message crypté ou secret, soit ouvert soit fermé à l’autre, soit neutre. L’appellation injurieuse peut être en fait affectueuse, voire plus.
Mais, comme le dira notre Frère Orateur, si l’on veut bien se faire comprendre, un mot doit designer précisément son objet, sinon, les malentendus se produiront puisque l’on ne parle pas de la même chose.

Si vous déclarez a une sœur, une nonne je veux dire, que vous aimeriez bien mettre votre petit Jésus dans sa crèche, que va-t-elle comprendre ?
Si en Tenue les FF pensent que les symboles sont des objets, comme l’équerre et le compas et qu’il faut pas oublier de les ranger a la fin des travaux : que fait-on en loge ?
Si l’Anglaise vous dit qu’elle a mal à l’estomac parce que dire ventre est incorrect : l’examen sera faussé.
Continuons notre petite promenade.
Celle-ci dira qu’elle n’a plus vu depuis quatre mois, ce qui est normal puisqu’elle est enceinte.
Celui-là qu’il a des brûlures à la nature
Cet autre qu’on lui a mis la fièvre, la fièvre ! avec toutes nos questions conventuelles.

Jusque-là, on pourrait parler d’images pudiques ou de jargonnage. Cela se corse et prend du piment quand la politique, la morale, les lobbies s’en mêlent.
Pendant l’Occupation, dire juif était raciste, maintenant, c’est, dire israélite qui est signe d’intolérance.
Il en est de même pour les noirs. Dire nègre vous fait taxer de racisme, mais vous pouvez sans risque parler de négritude ou de négrier, qui on la même honorable racine commune. J’ai di nègre, pas nègro qui lui est un diminutif insultant.
Même le black est abandonné au profit du « Afro-Américain » dont se gargarisent les médias.
"on veut pas humilier, mais on humilie quand même : nègre est devenu insultant, puis noir est devenu insultant, puis black à son tour . Si bien qu'on peut prédire que le prochain terme, quel qu'il soit, aura une durée de vie de quelques années avant d'être à son tour banni. Qu'en conclure ? Le racisme anti noir est-il inévitable ? Les nègres ne supportent-ils plus
de l'être ? »
Nos Arabes devraient être désignés alors, sous le vocable « d’afro-français », mais, pour ne pas les confondre avec les noirs, « d’arabo afro-français » puisque les Turcs ne sont plus en Afrique, voire de « musulmano arabo afro-français »
À quand les Asiatos-Monégasques, les Congolo-Russes, les gréco-zachariotes ?
Cela me donne l’impression de faire de la botanique ou de la zoologie : espèce américaine, genre africain, variété musulmane, type chiite.
Remarquez que sous notre république, on différencie par le sexe les citoyens en citoyennes et citoyens, comme le veut la loi électorale.
Alors, pour entrer dans le vif du sujet, pourquoi dire « mal voyant » pour aveugle ? est-il insultant d’être aveugle ? Homère ne serait donc qu’un grand visionnaire mal voyant, Beethoven un génie « mal entendant »,Toulouse Lautrec un grand peintre « a mobilité réduite », Ségolène Royale une « demandeuse d’emploi ».
Écarter les mots ce n’est pas supprimer le problème.
Croyez-vous qu’une femme de ménage, qui fait un métier parfaitement honorable, serait flattée d’être qualifiée de « technicienne de surface » ? Elle préfèrerait, plutôt, être mieux rémunérée que payée de mots !
Attention mes FF ! Attention.
Les groupes de pression sont puissants et riches.
Ne proférez pas n’importe quoi. Certaines insultes ou vérités sont bannies et honnies. L’association des gays ou des mongoliens aura vite fait de vous traîner en justice, de vous couvrir d’opprobre, de vous ruiner.
Ha ! je les avais oubliées les tapettes, en Provence on di tata c’est plus joli. Voilà l’exemple de ce qui ne faut pas dire ET NE DITE SURTOUT PAS PEDERASTE MEME SI LES GRECS SE VENTAIENT DE L’ETRE .

Aujourd’hui, un comique qui dirait : « Monique, un qui la tient, trois qui la niquent, on fait une bonne action tellement elle est moche ! » finirait en prison ou pire, ferait parrainer sa fille par Le Pen.
Mêmes les préfets se font épingler par les Afro-Français d’Orly qui se sont fait traiter de noir et même dire qu’à Orly on se croirait en Afrique, insulte évidente quant
on connaît l’état de l’Afrique ,où, bien sûr, il n’y a que des aziato-chintocs qui travaillent comme des fourmis ‘comme les Anglais qui sont tous des tarlouses avait affirmé la première ministresse Cresson.
Et voilà notre préfet traîné en justice, au pilori, suspendu, accroché à l’estrapade, envoyé a la retraite par tous les syndicats et toutes les associations du monde.
Bien fait. Quand on est préfet, on sait parler à la plèbe.
Souvenez-vous de Maurice Papon (Maire, député, préfet, super préfet, Ministre) qui après avoir fait déporter des Juifs et leurs enfants sous l’Occupation a fait jeter les Arabes dans la Seine dans les années soixante.
Pour ma part, j’ai dernièrement pris l’avion à Marignane , il y avait tant d’arabo-francaoui qu’on se serait cru à Marseille.

Certains diront que le politiquement correct c’est un truc de gauche, progressiste, plein de bons sentiments, respectueux d’autrui : en quelque sorte une bigoterie de gauche.
Je préfère les litotes du genre « il n’est pas vraiment beau » ou, « les femmes ne se sont pas sa tasse de thé » ou « c’est un bon frère tu sais », mais c’est plus compliqué et aussi stupide que la périphrase du P.C.
Plus abscons encore : le pompon est de rajouter a ce salmigondis le baragouin a la mode des pseudos concepts en vogue. Je cite au hasard.
-- Mutualiser les moyens
-- Actions transversales
--Commerces équitables
--Machin Bio & Biotruc
-- énergie renouvelable
-- chose durable
-- altermondialisme
-- bidulle raisonnée
-- Discrimination Positive
--…
-- Vla-t y point une bio patoué qu’j ‘comprenions point monsieur Franssoué, moué j’dirions qu’un chat cétions un chat.
À quoi je répondrais :
-- « Ignorantum, ignorantus,ignorantam»
Moins tu comprends, plus je t’embrouille, et fais appel au complexe d’autorité.

Pour revenir au sujet, s’il y en a un.
Soit, il s’agit de puritanisme, soit de l’expression de la projection sur les autres de ses propres phantasmes et de ses peurs.
Ça sent la morale, bien sûr.
Etes vous contre l’avortement ou pour la vie ?
Le message du P.C. est a décrypter : on ne dit pas holocauste, mais Shoa.
Quant aux voyous des cités qui violent en tournantes, trafiquent de tout, guestapotent les femmes, empoisonnent les enfants, n’allez surtout pas parler de racailles ni même de sauvageons !
Mais de “défavorisés des banlieues».
De la même, ceux qui volent le pékin , spolient l’ignorant, grugent le monde, pourrissent l’économie, ne sont pas des bandits de grand chemins , mais, des puissants qui ne font que des « délits d’initiés ».
De même, les employés qui menacent de faire sauter l’usine, qui séquestrent et molestent leur directeur, qui se disent prêt a empoisonner la rivière du coin, ne sont ni des délinquants, ni des abrutis, mais “des désespérés sociaux que l’on comprend. »
La pression sociale et politique se sent au travers des mots qui établissent, confirment, confortent des idées, et surtout , préjugent.
Les faits restent les mêmes, seules les qualifications changent, nous connaissons tous la différence qu’il existe entre crime et assassinat, femme et maîtresse, thon et bonite.

Le choix des mots est essentiel pour vivre en société pour ne pas passer pour un raciste, un réac, un rustre, un égoïste, un intolérant, un benêt.
Comme l’habit fait le moine, les mots font l’homme social.
Diogéne aurait dû chercher l’Homme avec un magnétophone plus tôt qu’avec une lanterne.
Nous voilà obligés d’endosser le déguisement de Tartuffe comme d'autres se sont faits parpaillots ou papistes au gré des saints Barthélemys et des michelades.
« Au-delà des mots, il y a le politiquement correct de pensée et de loi, exemple : il est interdit de faire des recherches historiques sur certains sujets, sauf à prononcer a priori des conclusions conformes : génocides juif et arménien, esclavage , de même il est interdit en France de faire des cultures cellulaires à partir d’embryons. »
Le P.C. s’accorde bien avec la pensée unique, mais c’est là une autre histoire.
N.B.
Pourrais-je dire à la bombasse qu’elle a un beau cul et de superbes nichons ? Mon Père disait qu’elle était élégante et distinguée tout en rajoutant des gestes suggestifs.
V.M. en chaire qui illustrait l’O, mes S.S qui coloraient les colonnes , mes F.F. en vos grandes qualités , j’ai dit.
F.L.
