Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

CY N'ENTREZ PAS,HYPOCRITES,BIGOTZ,VIEUX MATAGOTZ,MARMITEUX BOURSOUFLÉS, ,TORCOULX,BADAUX,PLUS QUE N'ESTOIENT LES GOTZ,NY OSTROGOTZ PRECURSEURS DES MAGOTZ: HAIRES, CAGOTZ,CAFARS EMPANTOUFLÉS, GUEUX MITOUFLÉS,FRAPPARTS ESCORNIFLÉS,BEFFLÉS,ENFLÉS,FAGOTEURS DE TABUS; TIREZ AILLEURS POUR VENDRE VOS ABUS.

Publicité

« De la Cène »

                           
 « De la Cène »




De La Cène, ou comment passer du banal à l’universel ?
Il me parait difficile  de donner à l’histoire d’un repas partagé, sommes toutes prototype d’un évènement ordinaire, les dimensions extraordinaires qui en découlent, sans en explorer la genèse, l’évolution de son impact, son influence passée présente ou à venir.  

L e thème de mes réflexions, va s’articuler autour d’une préposition, ou plutôt grâce à une préposition :         un petit ‘ de’    D et E   De  La  Cène
Un petit de qui m’oblige à remonter le temps, avant même que l’homme n’envisage un repas en commun avec d’autres hommes.
Bien entendu, mon but n’est pas d’entrer dans le débat stérile de la vérité historique, d’évènements qui amèneront les humains à articuler leur vie, autour de ce besoin élémentaire :
Se nourrir.

                                                                    
Si mon travail   , ici et maintenant, dérive de l’origine de la vie, vers l’organisation d’ensembles vivants, jusqu’aux   fondations des sociétés humaines, et d’en débattre avec vous, avec humilité, mais aussi  avec la passion qui est la notre :     je plaide non coupable, c’est la faute à la préposition  DE. 
Qui dit repas entend nourriture, qui dit nourriture pense énergie, qui dit énergie enclenche l’échange. La vie est consommatrice d’énergie .La matière qui organise les plus infimes parties de nos formes actuelles, est comptable d’une histoire extraordinaire, dans la violence de ses débuts, dans l’infini patience de ses transformations minérales, dans la complexité de ses états organiques, puis de l’indécise frontière de l’émergence de la vie ; cette matière   vivante, dans sa course folle vers la  complexité, dans sa soif de  performances, ne peut plus se contenter de piocher ses besoins dans une soupe originelle devenue insuffisante à ses appétits.  En réponse la vie invente la prédation, le cannibalisme.

  La pulsion de vie, oblige la vie à se nourrir du vivant.
L’humain, cet animal vivant, porte le lourd tribut de cette saga animale enfouie dans la mémoire cellulaire de son incarnation ; et, il doit lui aussi ‘’ prédater ‘’, cannibaliser la vie. Dure fatalité ou l’émergence d’une conscience va peut-être provoquer en lui, cette culpabilité récurrente dans laquelle le plonge son devoir de vie et sa quête de mort.
C’est peu dire, de dire que la nourriture deviendra le catalyseur de nos comportements individuels, de nos comportements sociétaux ,avec leurs cortèges d’abus de pouvoirs, de dominations ,mais aussi de partage et d’altruisme.
La nourriture va sortir de sa fonction physiologique seule, son impérative nécessité au continuum des générations, la dotera de valeurs symboliques, spirituelles, intellectuelles qui accompagneront les cheminements des sociétés humaines.

Revenons à la cène, dans son acceptation chrétienne et dans le maelstrom de l’histoire .Nous sommes la veille de la pâque juive, fête de l’agneau pascal dans la tradition du peuple nomade, agneau dont le sang répandu accompli un rite de protection. L’exode biblique, la sortie d’Égypte, la libération du peuple Hébreux, le triomphe de la liberté sur l’esclavage va se commémorer dans l’équinoxe du printemps.

Jésus de Nazareth juif de Galilée  est sur la fin de sa courte carrière de prédicateur. Jésus, dans sa vocation messianique suscite engouements et ferveur mais s’attire l’hostilité des autorités politiques et religieuses, dont il critique les abus de pouvoir et les déviances dans le vécu des anciens textes.
Le cycle s’accompli, Jésus et ses apôtres, ses compagnons du chemin accomplissent leur repas, le dernier repas du soir ; le dernier repas de Jésus, ou il doit annoncer la fin de son voyage terrestre et préciser son rôle d’intercesseur, entre l’Esprit, le Père, et les hommes, il annonce la fin d’un monde et une renaissance pour les hommes qui ne le noieront pas dans l’oubli et l’incrédulité.

Jésus, révolté courageux, endosse-t-il l’habit du Messie annoncé de l’ancien testament en dénonçant les dérives du pouvoir religieux et les abus du joug romain sur le peuple hébreux? Jésus dans le désespoir de son rôle inutile et de sa fin  ne crie’ t’il  pas à ses quelques disciples :   ne m’oubliez pas, ce dernier repas nous soude, notre nourriture commune dans le pain et le vin nous identifie comme frères, le destin des hommes est entre vos mains.
Jésus est-il le Messie annoncé dans l’ancien testament, le fils de Dieux, l’agneau sacrifié de la nouvelle alliance pour le salut des hommes ?exalte-t-il la mise en scène de son sacrifice dans le partage du pain et du vin symbole de la substance divine qui incarne l’humanité ? Le but est le même
Foi  Espoir Amour.

Et pourtant :
L’institution va le sacrifier, dans la conformité d’une époque ou l’homme individu s’efface devant le mur des oligarchies.
Si l’imagination poétique, la vraisemblable historique ou la Foi nous replaçaient dans cette époque, force serait de croire à la difficulté, à la prise de risque énorme des Apôtres, réduits à onze, à  peine soutenus par quelques disciples, pour accomplir la mission ordonnée par le Maitre ,de répandre l’idée ,d’aimer son prochain quel qu’il soit, de faire admettre, dans un contexte de soumission permanente à l’institution ,que l’homme a droit au pardon ,que l’homme peut se libérer de sa faute originelle par le sacrifice d’un Sauveur, Jésus, que le Maitre n’est pas plus important que le serviteur, que les hommes sont frères .
Ces hommes l’ont payé de leur vie. La suite prouvera que l’allégorie de la Cène, le passage de la substance originelle par la consommation du pain et du vin, la transsubstantiation carné et spirituelle du corps de Jésus dans le corps et la conscience des hommes, deviendra l’acte fondateur des religions qui structureront nos sociétés occidentales.  Le message nous est-il parvenu dans toute sa signification, ou a-t-il dévié dans les tourments des histoires humaines et de la récupération du sens par les institutions dominantes
Quoi qu’il en soit, le chemin parcouru, depuis l’acte ordinaire de se nourrir jusqu’à l’allégorie de la Cène, n’est pas un long fleuve tranquille. L’amoralité de la vie oblige les hommes à un effort permanent, pas toujours fraternel d’imagination, pour se supporter dans le meilleur des cas, ou de se dominer dans beaucoup d’autres.
Les repas communautaires, en confirmant une unité associative, ont surement servi aux cellules humaines primitives, à structurer les rapports de puissance entre elles, et  à imaginer les moyens possibles d’influer à  leur avantage, l’hostile et surpuissant environnement  des éléments naturels dans ce que les hommes appelleront beaucoup plus tard, leur biotope.
L’humanité dans sa forme la plus primitive connue, s’est toujours attaché à élaborer des rites, des comportements interrogatifs, des attitudes de soumission, d’imploration et parfois de révolte face aux forces naturelles et dominatrices qui structuraient son quotidien. 

Les sacrifices d’animaux, d’humains parfois, les offrandes végétales déboucheront souvent sur des rituels théophages qui en introduisant dans le corps et l’esprit des officiants la nourriture sacralisée, espéraient  égaliser les forces inconnues avec les carences humaines.
Pendant longtemps les Dieux ont côtoyé la vie des hommes dans une profonde interdépendance .La mythologie grecque est fertile des récits d’ingérence des Olympiens dans le quotidien de nos lointains parents et bien avant Jésus le ciel et la terre ce réunissaient dans une complicité dionysiaque et orphique .Le blé et le vin de la vigne symbolisaient déjà l’interface de la vie divine et de la vie terrestre.
Mais la distance qui sépare les  hommes et les Dieux, dans les systèmes politico- religieux de tradition écrite, s’est considérablement agrandi et Dieux en devenant unique ouvre la porte à la multiplication des hiérarchies dominatrices dans la cité des hommes.

Après cette marche arrière digressive, revenons à Jésus, il le mérite. Son existence réelle ou supposée n’altère en rien le message, rien ne prouve ni n’infirme une vérité qui ne demande pas de preuve mais seulement une appréciation intime. Ce que nous pouvons retenir sans nous parjurer, c’est le contexte d’une époque ou l’esclavage humain était monnaie admise, la domination des vainqueurs incontestée, l’inexorable inéquation du partage des biens terrestre entre les humains admise comme un deal permanent et le maintien dans le cerveau des hommes d’un concept de fautes immanentes, comme source normative de responsabilité.
On peut comprendre, dans cet inventaire d’inégalités, l’émergence d’une idée de révolte exprimée avec les moyens culturels de l’époque ; et laissons à Jésus la nouvelle conception du rapport d’existence entre Dieux et les hommes.

Qu’elle est la primeur de cette nouvelle alliance ?
Les évangiles nous apportent leurs pistes, mais j’ai un peu scrupule à m’inspirer de textes, surement fondateurs mais gravés dans le marbre de longues années après les évènements, donc sujets aux interprétations conjoncturelles du moment, aux détournements profitables des possesseurs dominants.
N’est en moins les trois premiers, dits synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) dans leur analogie évènementielle, nous rapportent la vie de Jésus, ses actions, ses paroles, ses exorcismes, ses miracles. Cette vision terrestre de son enseignement, trop  tributaire au recours magique, peut –être nécessaire au message populaire et sacerdotal, me semble réducteur des valeurs potentielles et sans  nier, l’espoir d’un réconfort, la triste fin de Jésus après son dernier repas, ouvre mal la porte d’une vision cosmique de l’humain.
Le quatrième Evangile selon Jean insiste beaucoup plus sur la mission spirituelle de Jésus.une idée nouvelle germe, le Dieux vengeur de l’Ancien Testament n’écrase plus les hommes dans l’incontournable respect de ses commandements, mais devient le Père bienveillant qui pardonne à la fin ceux qui croient en lui.

Dans les adieux de Jésus aux apôtres à la fin de la cène, Jean relate ce qui serait le dernier commandement de son incarnation terrestre :
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé.
Citation merveilleusement complémentaire à celle du début de la Cène, dans laquelle Jésus rappelle l’égalité entre maitre et serviteur.
Là est la nouveauté, l’homme individu, trouve ou retrouve sa place au sein des communautés.
Les rapports de l’homme avec l’inconnu, l’inconnaissable ou le divin, ont du passer de l’acceptation passive à la guerre de conquête, de la soumission à l’orgueil mortifère de la domination. Notre prochain Messie aura surement la lourde tache de calmer son égo, à l’homme et de le réintégrer dans son milieu naturel.
Il est peut-être temps de retourner aux responsabilités. La préposition DE a bon dos. Je vais donc essayer de revenir à notre Cène, la Cène Maçonnique.
Il faut tout de même refaire une petite marche arrière, et replacer la démarche maçonnique dans sa recherche permanente d’amélioration de l’homme et de la société .Pour s’améliorer et garder l’espoir d’améliorer la société il faut, je crois un peu mieux se connaître ; mais comment ?
Nos rituels, conscients de notre égo, nous proposent l’effet miroir, mais pas dans le renvoi de notre image narcissique, mais celle de la mise en scène de nos jeux de rôles réciproques et symboliques.
Comme disait notre Frère Daniel Béresniak, le cursus maçonnique amène des hommes et des femmes, a revivifier des vielles légendes ou se croisent des personnages bibliques, des olympiens, des égyptiens, des bâtisseurs de cathédrales …et surement d’autres à venir. Le passé irrigue le présent, mais le présent irrigue aussi le passé, les vielles légendes ne sont pas figées, nos désirs et nos fantasmes les nourrissent de sang neuf.


Comment concevoir à ce stade de l’histoire des hommes, qu’un futur radieux peut encore exister .Mais la saga des hommes n’est-elle pas rythmée par ces fins de cycles ou l’effondrement d’un système va provoquer la mise en marche d’un autre !
On peut supposer, que seuls quelques hommes en ont eu ou en auront la préscience romantique …….et pourquoi pas des Francs-Maçons !
 .....appel à l’enseignement des grands cycles de la vie et reprend le gout du devoir. Le temple est détruit mais les pierres sont là. La vision entropique des ruines n’empêche pas l’espoir de la reconstruction….
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article